Jungle de Calais, l’arbre qui cache la forêt

N’avez-vous jamais entendu parler de la manipulation des foules par les médias ? Si. C’est obligatoire lorsque l’on est Français, et puis c’est une expression qui résonne, depuis quelques temps, environ chaque semaine. Pourtant, cet écho a du mal à se faire entendre du côté de Calais… Étonnant, quand on sait ce qu’il s’y passe… La jungle de Calais ! Sans doute le plus bel exemple d’hypocrisie médiatique jamais offert à mes yeux d’homme en noir !

Vous me direz : « Mais de quoi parles-tu ? La jungle de Calais est ce qu’elle est, un bidonville dont les migrants ne pensent qu’à s’enfuir, en traversant la Manche, coûte que coûte, faisant vivre un enfer aux habitants de la ville ». C’est normal, c’est le cas, vous avez entièrement raison.

Mais il s’agirait d’enlever ses œillères… Les réfugiés sont en fin de compte les méchants de cette terrible histoire… Ils prolifèrent comme des mauvaises herbes, toujours plus nombreux. Moins de 5 000 en juin, ils seraient aujourd’hui presque 7 000 d’après la préfecture, 9 000 d’après les associations. Et ces méchants migrants, qui avaient une vie si paisible en Syrie, au Soudan ou ailleurs, sous les bombes, face aux dictatures, ne voient leur salut qu’en Grande-Bretagne, et détruisent tout sur leur passage pour y parvenir.

Alors ils s’entassent, dans un bidonville, où la misère est palpable, poisseuse, elle vous collerait presque aux vêtements… Bien sûr, on s’imagine qu’ils y sont bien, dans cette poubelle géante, ça leur ressemble sans doute, ce n’est pas « choquant ».

Voilà donc le tableau que l’on perçoit par le filtre d’un grand nombre de médias… Comment leur en vouloir, c’est une partie de la vérité ! Comment ne pas les insulter, ce n’est pas la réalité…

– Capture d’écran, photo AFP – Les réfugiés de la Jungle de Calais ne comptent pas croupir là-bas… On les comprend.

La réalité, parlons-en un peu. La réalité, c’est que la majorité des Français aujourd’hui n’ont pas connu la guerre (que cela plaise ou non à Manuel Valls, qui vadrouille allègrement contre le terrorisme). Les réfugiés de Calais ont eu le courage de la fuir, cette guerre, de quitter leur ville, leur maison, leur histoire… Des souvenirs, des éclats de rires plein la tête. Ils ont fait je ne sais combien de kilomètres pour atteindre les plages de la Méditerranée. Ils ont dépensé des sommes astronomiques, gigantesques, pour payer un passeur. Celui-ci les a fait grimper dans une coquille d’œuf rafistolée, avec 400 autres compagnons d’infortune, pour voguer vers l’Europe au mieux, vers la mort, sinon.

Alors ils arrivent chez nous ! En Occident, dans les pays riches ! Ils sont malmenés, personne ne veut les voir… Certains sont ramenés chez eux dès les premiers jours, d’autres s’en sortent, et continuent leur route, car aucun moyen de se fixer, pas de papiers… Alors ils filent vers la Grande-Bretagne, ce pays conservateur, refermé sur lui-même, comme on aime à le dire, nous, habitants du pays des Droits de l’Homme… « Liberté, Égalité, Fraternité » … Eh oui… Les migrants vont là-bas… Ils ne s’installent pas en France. Pourquoi ? En partie parce que nous ne voulons pas d’eux, que nous ne leur proposons aucune solution pour vivre, peut-être à peine les moyens de survivre…

La France est au bon Français, c’est une terre de racines, de race blanche, alors passe ton chemin migrant, choisis un autre parcours, mais ne vient pas dans l’hexagone, le Français est con, égoïste et peureux, il pourrait te faire du mal, ce mal que tu as quitté en t’arrachant à ta maison… Parce que migrant, avec tout ce que tu as vécu, tu mérites mieux.

L’homme en noir


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