El comandante s’en est allé

Fidel Castro n’est plus. L’information est tombée comme ça.

Son frère, le Président Raul Castro, l’a sobrement annoncé en lisant un communiqué à la télévision nationale.

Pourtant, le décès à l’âge de 90 ans du père de la Révolution cubaine est lourd en symboles. À commencer par celui de la perte d’un des principaux acteurs de la Guerre Froide. Mais aussi celui du dernier véritable dirigeant communiste. Un homme à la poigne de fer tout comme l’était sa volonté, mais aussi un homme de conviction, qui a fait de la lutte contre le capitalisme et l’américanisation de la société son credo. Un homme qui n’a pas hésité à mener une révolution pour renverser en 1962 le dictateur tyrannique Fulgencio Batista, installé au pouvoir par les États-Unis.

Devenu Premier ministre après la révolution, il devient président de 1976 jusqu’en 2008, où il cède son poste à son bras droit de toujours, son petit frère Raul.

Fidel Castro, c’est avant tout un leader né qui n’a jamais hésité à affronter plus fort que lui. Un dirigeant qui a posé ses rangers militaires sur le marbre de la tribune du Conseil de L’ONU a New-York pour offrir un pamphlet contre la finance et le capitalisme sous la forme d’un discours de 4h29 durant lequel il ridiculise les États-Unis et déplore les coups de pression du gouvernement Eisenhower.

Un homme qui a survécu à plus d’une vingtaine de tentatives d’assassinat, la plupart commanditées ou exécutées par la CIA, mais aussi un homme qui a soutenu l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS, ce qui lui a fait perdre de nombreux soutiens à travers le monde.

Fidel Castro, c’est aussi une marque de fabrique, une icône à lui tout seul, le frère d’armes du révolutionnaire le plus connu de l’histoire : Ernesto « Che » Guevara. Ensemble, ils ont parcouru à pied la jungle cubaine, commandant un peuple en quête de liberté, avançant sans cesse, face à la plus grande adversité.

Ensemble, ils ont gouverné, Fidel Castro devenant président et le Che son ministre le plus important, celui de l’industrie et de l’agriculture. Ensemble enfin, ils ont tenté de mener d’autres révolutions en soutenant les rebelles dans plusieurs pays. Ils ont fait partager une idéologie, une vision du monde avant que le Che ne soit tué durant l’une de ces missions de « libération des peuples opprimés du monde ».

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– Capture d’écran – Fidel Castro restera pour beaucoup le symbole des Révolutions populaires.

Pourtant, l’oppression était aussi une des méthodes de pouvoir qu’il a le plus utilisée, condamnant et faisant exécuter des centaines voire des milliers d’opposants, créant un État avec un parti unique et n’autorisant pas la presse à faire son boulot. Certains justifieront cela en répliquant que c’était en réponse à l’embargo américain qui a causé la grande pauvreté du peuple cubain, d’autres que Fidel Castro n’était qu’un dictateur sanguinaire comme un autre.

Libre à chacun d’interpréter. Toujours est-il qu’après des années de domination sur l’île, Fidel Castro a été obligé de céder le pouvoir à son frère en 2006, la faute à une hémorragie intestinale et à une fatigue générale de son corps. En 2011, celui qui fut le Leader Maximus abandonne sa dernière fonction officielle, premier secrétaire du Parti communiste, pour se reposer.

Idolâtré par beaucoup, haï et considéré comme un dictateur totalitaire par les autres, Fidel Castro, c’était aussi une gueule, une barbe, un cigare et l’homme de deux tenues : le treillis militaire puis, sur le tard, les survêtements.

Le sale cabot cubain, qui refusait de suivre tête baissée la marche du monde, s’en est allé.

Monsieur Gris

Fillon/Juppé, le duel du renouvellement des Politiques

Il paraît que dans la vie l’important, c’est de prendre des décisions. Hier, 4,3 millions de personnes ont donc essayé d’en prendre une en allant voter au premier tour des primaires de la droite et du centre.

Au final, la moitié des votants étaient de gauche, ce qui nous offre des résultats inattendus. Et l’occasion de faire de nouveau un choix : rigoler ou pleurer, opter pour la liesse ou pour la tristesse ? Pas facile de répondre n’est-ce pas ? Et pourtant, il faut choisir ! Alors petit tour d’horizon des résultats de ce premier tour !

Bon, on ne va pas se mentir, le principal vainqueur de ce vote, c’est François Fillon qui culmine à presque 45 % des voix ! Malgré sa tête à bosser dans les pompes funèbres, l’ancien Premier Ministre a réussi à finir premier avec près de 20 points de plus que son dauphin, Alain Juppé, pourtant annoncé grand favori depuis des mois. Qui dit Juppé second dit Nicolas Sarkozy éliminé dès le premier tour (3e avec 24 % des voix), ce qui est la plus belle nouvelle en politique depuis sa défaite (déjà) en 2012 face à François Hollande.

Sarko éliminé, c’est un peu comme la victoire d’un club français en Ligue des Champions, on l’attend chaque année et finalement, ça n’arrive jamais. Sauf que 2016 était l’année de trop pour le chouchou de Kadhafi et les Français se sont enfin débarrassés de cette caricature ambulante qui gesticulait un peu trop.

Eh oui, pour la seconde fois, Sarkozy a annoncé son retrait de la vie politique et cette fois-ci, ça semble être vrai. Bon allez, comme ce n’est pas cool de se moquer d’un mec qui va prochainement dormir à Fleury-Mérogis, je vais le laisser tranquille, il doit être bien occupé avec ses avocats !

Du coup, retour sur François Fillon ! Avec une campagne à peu près aussi réactionnaire qu’elle a été discrète, le Sarthois a compris que dans cette primaire, l’important n’était pas de faire le buzz en parlant de ses courses au Prisunic ou à la boulangerie des Lilliputiens (désolé, mais ça doit être le seul endroit où l’on trouve des chocolatines à 10 centimes) ou encore du nombre de frites dans l’assiette des écoliers.

Non, FF a lui fait le choix de rester en retrait, de parler de politique et de société, nous offrant ainsi un programme propre à nous faire croire au retour d’entre les morts de cette chère Thatcher avec des petits relents homophobes et ultra-conservateurs à faire passer Benoit XVI pour un leader LGBT.

Grand bien lui a pris puisqu’il a réussi à rassembler les électeurs dégoûtés des excès à la limite du fascisme de Copé, Poisson ou Sarkozy, mais qui ne voulaient pas voter pour des socialos comme NKM ou Juppé (c’est une boutade). Et ceux de gauche ne désirant ni de Juppé ni de Sarkozy..

Ainsi, l’ancien Premier Ministre devrait être élu, sauf surprise la semaine prochaine, comme étant le candidat de la droite et du centre à la Présidentielle de 2017. Et le pire, c’est qu’il a des chances de gagner puisqu’en cas de second tour contre Le Pen, la gauche voterait pour lui. Inversement s’il se retrouvait face à François Hollande, duel dans lequel il serait sans doute favori. Je ne vous raconte pas l’ambiance à l’Élysée quand il sera élu ! On va s’éclater sec.

Au final, Alain Juppé a assez peu de chance de renverser la vapeur avec 20 points de retard plus Bruno Le Maire et Nicolas Sarkozy qui appellent à voter Fillon, mais l’important n’est pas là.

Le maire de Bordeaux a surtout réussi à donner de l’espoir à Valéry Giscard d’Estaing quant à une candidature en 2022 ! A part ça, signalons l’excellent score de Jean-François Copé ! Le chien battu aux yeux larmoyants de la politique française a quand même réussi à se faire battre de plus d’un point par Jean-Frédéric Poisson en ne réunissant que 0,3 % des électeurs. 0,3 % ! Il n’y a pas de fautes de frappe ! En gros, sa femme et sa voisine ont dû voter pour lui et c’est tout ! Sérieusement, se taper la honte devant la France entière en balançant des prix de 1842 et vouloir quand même se présenter, c’est du lourd ! Faut avoir une sacrée confiance en soi… ou vivre en ermite sur Mars… à voir.

Enfin bref, au moins il nous aura fait rire. Un peu comme quand Dupont-Aignan a annoncé qu’il serait au second tour en 2017, et ça, ça n’a pas de prix !

Alors merci Les Républicains, on vous aime comme ça, ne changez pas, vous tenez le bon Fillon (#blague) et en plus pour la première fois, vous avez réussi à gagner honnêtement 8,5 millions d’euros, et ceux-là, on sait qu’ils ne sortent pas du sac de Mamie Zinzin ou sur les cadavres des démocraties Africaines (ouais j’attaque un peu quand même)…

Chapeau les artistes et à la semaine prochaine, j’ai hâte de savoir ce que va donner ce duel pour l’élection présidentielle entre le Ministre des Affaires Étrangères et le jeune Ministre de l’Enseignement Supérieur pour cette élection présidentielle de 1995 ! Et surtout, vive le renouvellement !

L’homme en noir

La valse des requins

Cet article ne mettra en scène que des animaux, une quelconque ressemblance avec des personnages publiques existants serait totalement incongrue… Par exemple, si vous pensez que je vais parler de la faune politique française, vous vous méprennez.

J’ai longtemps hésité à partir sur une jungle, des paysages de savane ou un terrain montagneux pour planter le décor de cette petite fable… Du coup, suivant toute logique, j’ai choisi l’océan, plus grand, plus profond, plus mystérieux.

L’océan donc… Toute une vie sous-marine tellement passionnante. Tous ces bancs de poissons, de toutes tailles, de toutes couleurs, qui se baladent groupés, en fonction de leur identité, de leur idéal de nage… Le peuple de l’océan, ce sont eux, en majorité, ces petits poissons qui se faufilent tranquillement, vivent leur vie… Comme c’est beau… Enfin… C’est beau jusqu’au moment où les requins et autres prédateurs fondent sur eux. Eh oui, malheureusement c’est ça la loi des océans.

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Les requins sont là… Bouuuuh que c’est inquiétant !

Beaucoup moins nombreux, les requins rivalisent de stratagèmes pour avaler le plus grand nombre de ces petits poissons…

Une tradition assez connue : montrer aux autres que l’on est bien meilleur qu’eux, que l’on peut se délecter de plus de voix… euh, de foies (oui, les poissons ont des foies) que les autres. Enfin bref, être au dessus du lot… être le roi, en gros.

On retrouve tout un tas d’espèces, des carnassiers sans vergogne au grand requin blanc, dont la noblesse n’est plus à démontrer – il est très rare, voire inexistant depuis quelques temps – en passant par de jeunes requins scie, plein d’ambitions, les dents aiguisées comme des poignards, déterminés à renverser l’ordre établi par de jolies pirouettes et un regard enjôleur…

On a dit que cette description ne permettait en aucun cas un rapprochement avec des personnalités existantes, mais je suis sûr que vous avez compris de qui l’on parlait… Mais si ! Allez, on vous donne son cri de guerre quand il va pêcher : « En Marche ! ». Vraiment là je vous ai mâché le travail…
De même, vous comprendrez l’allusion aux vieux requins préhistoriques qui tiennent encore et toujours une grande majorité des belles zones de chasse sous-marines. Fidèles au poste.

Tiens, regardez qui passent à l’instant ! Les requins marteaux… Comme leur nom l’indique, ils ne sont pas très fins… Ceux-là ne mangent pas tous les poissons. En fait, il y en a même certains qu’ils ne peuvent tout simplement pas supporter et les renvoyer à la surface ne les embêterait pas outre mesure…

Ah et puis les tous petits, là-bas, au fond, que personne ne respecte ! Les requins gentils. Ceux-là sont peut-être mes préférés ! Aucun poisson ne les comprend… Pas intéressant pour un sou, sans aucun charisme… Défenseurs de causes qui valent le coup mais que personne n’a le courage d’adopter.

C’est con, si on prenait le temps de les écouter… Peut-être qu’on avalerait moins d’arêtes… M’enfin bref…

Vous vous dîtes que vous aimeriez voir en vrai tous ces ballets aquatiques… Eh bien c’est assez simple… Il suffira d’allumer votre téléviseur, ce sera votre aquarium favori pour les prochains mois… En effet, tous les requins risquent de devenir dingues dans les prochaines semaines… Il n’est pas impossible qu’ils essaient de se dévorer entre eux…

Alors on peut le dire sans trop de difficultés : Ça va saigner !

 

 

L’homme en noir

Souvenons nous

L’homme en noir, Monsieur Gris et le blanc rêveur n’ont pas grand chose à dire ce soir…

Qu’importe leur couleur, leurs idées ou leur façon de voir le monde, ils sont unis.

Unis avec les familles des victimes.

Unis contre toute cette folie.

Juste unis… en fait.

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Le Distrait

Les Américains vont devoir vivre avec ça

Bonjour, Monsieur Gris à la plume, ça fait longtemps que vous ne m’avez pas vu… Je sors de ma boîte un peu par hasard pour vous parler (je sais, encore) des States.

Le blanc rêveur pleure dans son coin depuis 2 jours, et l’homme en noir n’en finit plus de rire…

Le seul capable de vous parler… Eh bien c’est moi.

Bon, on le sait très bien, le nouveau président est un clown, il est raciste, misogyne, et se traîne une bonne vingtaine d’affaires aux fesses. On le sait très bien aussi, il n’aurait jamais dû gagner, pour les États-Unis, déjà, et pour le reste du monde, aussi. Mais il faut bien avouer que son adversaire était la personne parfaite pour que les démocrates prennent cette énorme claque.

Tout ça, on en entend parler tout le temps, tout le temps… Tout le temps, depuis des mois… Ce qu’on a moins entendu, malheureusement, c’est la vanité du programme Trump. Et par vanité, je veux dire vide.

La campagne… Ou plutôt la non campagne de Trump s’est construite sur 4 axes principaux : Dégager les migrants, casser les avancées sociales, annihiler les impôts et la dette, et mettre un terme au terrorisme tout en rapatriant les armées.

Dehors les immigrés

Commençons par Le Mur, avec des majuscules, la mesure phare, emblématique de ce cher Donald. Créer un mur de 1200 kilomètres tout le long de la frontière mexicaine… 3 141 kilomètres. Soit deux fois et demie la construction déjà en place… 10 milliards de dollars… payés par les Mexicains, soyons logiques… Et malheureusement, ce fou furieux est bien capable de menacer ses voisins pour que ceux-ci obtempèrent… Un conflit à prévoir donc.

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En chiffre brut, Donald veut aussi expulser dès son arrivée à la Maison Blanche, 2 millions d’immigrants criminels, en supposant qu’il les trouve… Rajoutons à ceci 11 millions d’immigrants illégaux, aussi placés en plein milieu de son viseur. Il créera aussi du travail, en triplant le nombre d’agents de sécurités fédéraux et remplira les prisons, en menaçant tous les immigrés illégaux d’une incarcération.

On casse tout… et puis c’est tout.

Ensuite, Donald Trump va se lancer dans une démolition des droits sociaux des Américains. Il veut supprimer l’avortement et aussi mettre un terme à l’Obama Care, la sécurité sociale américaine, que le 44ème président avait eu tant de mal à faire passer… Pour l’Obama Care, il est cependant en train de se rendre compte que ce n’est pas si dégueulasse et réfléchit à le conserver…

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Le symbole de l’Obama Care, largement menacé depuis quelques jours.

Douce naïveté économique

Le troisième angle donc, le protectionnisme. Poussé à l’extrême évidemment, il englobe tout un tas de mesures naïves et absolument inconcevables dans ce monde outrageusement mondialisé.

Note à part. Paradoxalement, sa volonté de vouloir changer les règles et de faire un doigt d’honneur au système anthropophage qui existe aujourd’hui nous plaît plutôt, dans les rangs du Distrait. Mais ça ne change rien au fait que sa façon de faire ne soit pas la bonne.

Il veut par exemple ratifier le NAFTA, traité de libre-échange nord-américain, et veut aussi sortir du TPP, Partenariat Trans-Pacifique. En quelque sorte, les États-Unis, omniprésents depuis des dizaines d’années, vont disparaître des échanges internationaux…

Dans le même temps, il a annoncé un boom de la croissance de son pays… 4 % de prédiction, contre 1,6 % de prévision. N’oublions pas du coup que le Mur coûtera 10 milliards de dollars, et que les impôts seront très fortement baissés… L’homme d’affaires mise donc sur sa seule économie interne pour relancer le pays… À voir.

On récupère nos armées et bon vent

Quatrième et dernier point, les forces militaires américaines risquent de se retirer des zones de guerre… Mauvaise chose ? À court terme, c’est une évidence, les armées nationales des pays en guerre se retrouveront seules… Dans un contexte très… tendu. Donald veut aussi sortir des organisations internationales… Mais comme c’est un bon bougre, il veut se débarrasser une fois pour toute de l’État Islamique… Pour ça, dès son arrivée à la Maison Blanche, il donnera à ses généraux un mois pour détruire le groupe terroriste. Ambitieux n’est-ce pas ?

 

Armed men in uniform identified by Syrian Democratic forces as US special operations forces ride in the back of a pickup truck in the village of Fatisah in the northern Syrian province of Raqa on May 25, 2016.
– Capture d’écran Courrier Internationale – Les forces américaines, ici en Syrie, ne sont peut-être pas condamnées à rester très longtemps en territoire de guerre et risquent d’être rapidement rapatriées.

Enfin bref… Donald Trump, c’est ça, à voir s’il respectera ses engagements où s’il devra faire profil bas… Son mandat prend effet le 20 janvier prochain… On a encore un peu de temps pour profiter.

Monsieur Gris

Lundi vous pouvez changer la société

Comme toujours, l’actualité de cette semaine permet de traiter de n’importe quel sujet. J’aurai ainsi pu vous parler de François Bayrou qui est en guerre ouverte avec Nicolas Sarkozy depuis près de 20 ans, j’aurai aussi pu vous parler du micro-parti d’extrême droite SIEL qui se désolidarise du Front National, car il le trouve trop à gauche. Oui oui vous pouvez rigoler… ou pleurer d’ailleurs, imaginez où se situent les mecs ! J’aurai pu faire un tour outre-Atlantique pour prendre des nouvelles d’Hillary Clinton et des ses emmerdes avec le FBI qui font remonter ce cher Donald Trump dans les sondages…

Mais en fait non ! Des fois, l’ironie et taper sur les gens, ça me fatigue. Alors je me pose et je me dis : on va parler un peu d’informations qui font plaisir !

L’avancée du droit des femmes, ça vous tente ?

Non ?

Pas grave, c’est moi qui décide !

Lundi, dans toute l’Islande et à très précisément 14h38, des dizaines de milliers de femmes ont arrêté de travailler pour descendre dans la rue. Vous m’excusez cette blague sexiste mais non ce n’était pas les soldes.

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Les femmes islandaises (mais aussi des hommes) ont sillonné les rues lundi dernier pour réclamer une égalisation des salaires, et pour mettre en sourdine une bonne fois pour toute la théorie des genres dans le domaine salariale.

Ces Islandaises étaient tout simplement appelées à faire grève pour protester contre les inégalités de salaire entre les hommes et les femmes. Pas une première malheureusement puisqu’en 2010 déjà, elles avaient effectué la même manifestation, à 14h35. En gros, l’égalité temps/salaire moyenne sur la population active d’Islande n’a progressé que de 3 minutes en 6 ans ! Bref c’est pas gagné !

Pour le même travail, une femme islandaise bosse gratuitement à partir du 24 octobre à 14h38 alors qu’un homme est payé jusqu’à la fin de l’année ! Une aberration à 14% de salaire en moins tout de même ! Pas grave, c’est en Islande me direz vous ! Et bien si c’est grave ! On ne parle pas d’un pays sous-développé mais bien d’une nation occidentale économiquement et politiquement forte si on oublie la crise des Subprimes !

Donc si un pays de ce genre a de telles inégalités, je ne vous raconte pas ailleurs !

En France notamment ! Ainsi, selon Eurostat, en France, en 2014, les femmes étaient payées 15,1% de moins que les hommes, en terme de salaire horaire brut moyen. Un bel écart donc. Stat toujours, selon le Forum Economique Mondial, l’égalité salariale ne devrait être réglée qu’en 2186 ans, soit dans 170 ans. C’est pas demain la veille donc. Cela dit, c’est dès aujourd’hui que l’on peut agir ! Enfin exactement dès ce lundi ! Pourquoi lundi ? Parce que ce sera le 7 novembre et à 16h34 et 7 secondes pour être précis, les femmes travailleront gratuitement et ce jusqu’à la fin de l’année ! En théorie évidemment ! Les Français – et pas que les femmes donc – sont appelés à descendre dans la rue pour lutter contre cette inégalité, pile à ce moment là ! Une action lancée par le collectif féministe Les Glorieuses qui lutte pour le droit des femmes ! Alors messieurs-dames, lundi à 16h34, on vous attend dans la rue !

 

L’homme en noir