Les Américains vont devoir vivre avec ça

Bonjour, Monsieur Gris à la plume, ça fait longtemps que vous ne m’avez pas vu… Je sors de ma boîte un peu par hasard pour vous parler (je sais, encore) des States.

Le blanc rêveur pleure dans son coin depuis 2 jours, et l’homme en noir n’en finit plus de rire…

Le seul capable de vous parler… Eh bien c’est moi.

Bon, on le sait très bien, le nouveau président est un clown, il est raciste, misogyne, et se traîne une bonne vingtaine d’affaires aux fesses. On le sait très bien aussi, il n’aurait jamais dû gagner, pour les États-Unis, déjà, et pour le reste du monde, aussi. Mais il faut bien avouer que son adversaire était la personne parfaite pour que les démocrates prennent cette énorme claque.

Tout ça, on en entend parler tout le temps, tout le temps… Tout le temps, depuis des mois… Ce qu’on a moins entendu, malheureusement, c’est la vanité du programme Trump. Et par vanité, je veux dire vide.

La campagne… Ou plutôt la non campagne de Trump s’est construite sur 4 axes principaux : Dégager les migrants, casser les avancées sociales, annihiler les impôts et la dette, et mettre un terme au terrorisme tout en rapatriant les armées.

Dehors les immigrés

Commençons par Le Mur, avec des majuscules, la mesure phare, emblématique de ce cher Donald. Créer un mur de 1200 kilomètres tout le long de la frontière mexicaine… 3 141 kilomètres. Soit deux fois et demie la construction déjà en place… 10 milliards de dollars… payés par les Mexicains, soyons logiques… Et malheureusement, ce fou furieux est bien capable de menacer ses voisins pour que ceux-ci obtempèrent… Un conflit à prévoir donc.

tijuana

En chiffre brut, Donald veut aussi expulser dès son arrivée à la Maison Blanche, 2 millions d’immigrants criminels, en supposant qu’il les trouve… Rajoutons à ceci 11 millions d’immigrants illégaux, aussi placés en plein milieu de son viseur. Il créera aussi du travail, en triplant le nombre d’agents de sécurités fédéraux et remplira les prisons, en menaçant tous les immigrés illégaux d’une incarcération.

On casse tout… et puis c’est tout.

Ensuite, Donald Trump va se lancer dans une démolition des droits sociaux des Américains. Il veut supprimer l’avortement et aussi mettre un terme à l’Obama Care, la sécurité sociale américaine, que le 44ème président avait eu tant de mal à faire passer… Pour l’Obama Care, il est cependant en train de se rendre compte que ce n’est pas si dégueulasse et réfléchit à le conserver…

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Le symbole de l’Obama Care, largement menacé depuis quelques jours.

Douce naïveté économique

Le troisième angle donc, le protectionnisme. Poussé à l’extrême évidemment, il englobe tout un tas de mesures naïves et absolument inconcevables dans ce monde outrageusement mondialisé.

Note à part. Paradoxalement, sa volonté de vouloir changer les règles et de faire un doigt d’honneur au système anthropophage qui existe aujourd’hui nous plaît plutôt, dans les rangs du Distrait. Mais ça ne change rien au fait que sa façon de faire ne soit pas la bonne.

Il veut par exemple ratifier le NAFTA, traité de libre-échange nord-américain, et veut aussi sortir du TPP, Partenariat Trans-Pacifique. En quelque sorte, les États-Unis, omniprésents depuis des dizaines d’années, vont disparaître des échanges internationaux…

Dans le même temps, il a annoncé un boom de la croissance de son pays… 4 % de prédiction, contre 1,6 % de prévision. N’oublions pas du coup que le Mur coûtera 10 milliards de dollars, et que les impôts seront très fortement baissés… L’homme d’affaires mise donc sur sa seule économie interne pour relancer le pays… À voir.

On récupère nos armées et bon vent

Quatrième et dernier point, les forces militaires américaines risquent de se retirer des zones de guerre… Mauvaise chose ? À court terme, c’est une évidence, les armées nationales des pays en guerre se retrouveront seules… Dans un contexte très… tendu. Donald veut aussi sortir des organisations internationales… Mais comme c’est un bon bougre, il veut se débarrasser une fois pour toute de l’État Islamique… Pour ça, dès son arrivée à la Maison Blanche, il donnera à ses généraux un mois pour détruire le groupe terroriste. Ambitieux n’est-ce pas ?

 

Armed men in uniform identified by Syrian Democratic forces as US special operations forces ride in the back of a pickup truck in the village of Fatisah in the northern Syrian province of Raqa on May 25, 2016.
– Capture d’écran Courrier Internationale – Les forces américaines, ici en Syrie, ne sont peut-être pas condamnées à rester très longtemps en territoire de guerre et risquent d’être rapidement rapatriées.

Enfin bref… Donald Trump, c’est ça, à voir s’il respectera ses engagements où s’il devra faire profil bas… Son mandat prend effet le 20 janvier prochain… On a encore un peu de temps pour profiter.

Monsieur Gris


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