La valse des requins

Cet article ne mettra en scène que des animaux, une quelconque ressemblance avec des personnages publiques existants serait totalement incongrue… Par exemple, si vous pensez que je vais parler de la faune politique française, vous vous méprennez.

J’ai longtemps hésité à partir sur une jungle, des paysages de savane ou un terrain montagneux pour planter le décor de cette petite fable… Du coup, suivant toute logique, j’ai choisi l’océan, plus grand, plus profond, plus mystérieux.

L’océan donc… Toute une vie sous-marine tellement passionnante. Tous ces bancs de poissons, de toutes tailles, de toutes couleurs, qui se baladent groupés, en fonction de leur identité, de leur idéal de nage… Le peuple de l’océan, ce sont eux, en majorité, ces petits poissons qui se faufilent tranquillement, vivent leur vie… Comme c’est beau… Enfin… C’est beau jusqu’au moment où les requins et autres prédateurs fondent sur eux. Eh oui, malheureusement c’est ça la loi des océans. more « La valse des requins »

Les Américains vont devoir vivre avec ça

Bonjour, Monsieur Gris à la plume, ça fait longtemps que vous ne m’avez pas vu… Je sors de ma boîte un peu par hasard pour vous parler (je sais, encore) des States.

Le blanc rêveur pleure dans son coin depuis 2 jours, et l’homme en noir n’en finit plus de rire…

Le seul capable de vous parler… Eh bien c’est moi.

Bon, on le sait très bien, le nouveau président est un clown, il est raciste, misogyne, et se traîne une bonne vingtaine d’affaires aux fesses. On le sait très bien aussi, il n’aurait jamais dû gagner, pour les États-Unis, déjà, et pour le reste du monde, aussi. Mais il faut bien avouer que son adversaire était la personne parfaite pour que les démocrates prennent cette énorme claque.

Tout ça, on en entend parler tout le temps, tout le temps… Tout le temps, depuis des mois… Ce qu’on a moins entendu, malheureusement, c’est la vanité du programme Trump. Et par vanité, je veux dire vide.

La campagne… Ou plutôt la non campagne de Trump s’est construite sur 4 axes principaux : Dégager les migrants, casser les avancées sociales, annihiler les impôts et la dette, et mettre un terme au terrorisme tout en rapatriant les armées.

Dehors les immigrés

Commençons par Le Mur, avec des majuscules, la mesure phare, emblématique de ce cher Donald. Créer un mur de 1200 kilomètres tout le long de la frontière mexicaine… 3 141 kilomètres. Soit deux fois et demie la construction déjà en place… 10 milliards de dollars… payés par les Mexicains, soyons logiques… Et malheureusement, ce fou furieux est bien capable de menacer ses voisins pour que ceux-ci obtempèrent… Un conflit à prévoir donc.

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En chiffre brut, Donald veut aussi expulser dès son arrivée à la Maison Blanche, 2 millions d’immigrants criminels, en supposant qu’il les trouve… Rajoutons à ceci 11 millions d’immigrants illégaux, aussi placés en plein milieu de son viseur. Il créera aussi du travail, en triplant le nombre d’agents de sécurités fédéraux et remplira les prisons, en menaçant tous les immigrés illégaux d’une incarcération.

On casse tout… et puis c’est tout.

Ensuite, Donald Trump va se lancer dans une démolition des droits sociaux des Américains. Il veut supprimer l’avortement et aussi mettre un terme à l’Obama Care, la sécurité sociale américaine, que le 44ème président avait eu tant de mal à faire passer… Pour l’Obama Care, il est cependant en train de se rendre compte que ce n’est pas si dégueulasse et réfléchit à le conserver…

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Le symbole de l’Obama Care, largement menacé depuis quelques jours.

Douce naïveté économique

Le troisième angle donc, le protectionnisme. Poussé à l’extrême évidemment, il englobe tout un tas de mesures naïves et absolument inconcevables dans ce monde outrageusement mondialisé.

Note à part. Paradoxalement, sa volonté de vouloir changer les règles et de faire un doigt d’honneur au système anthropophage qui existe aujourd’hui nous plaît plutôt, dans les rangs du Distrait. Mais ça ne change rien au fait que sa façon de faire ne soit pas la bonne.

Il veut par exemple ratifier le NAFTA, traité de libre-échange nord-américain, et veut aussi sortir du TPP, Partenariat Trans-Pacifique. En quelque sorte, les États-Unis, omniprésents depuis des dizaines d’années, vont disparaître des échanges internationaux…

Dans le même temps, il a annoncé un boom de la croissance de son pays… 4 % de prédiction, contre 1,6 % de prévision. N’oublions pas du coup que le Mur coûtera 10 milliards de dollars, et que les impôts seront très fortement baissés… L’homme d’affaires mise donc sur sa seule économie interne pour relancer le pays… À voir.

On récupère nos armées et bon vent

Quatrième et dernier point, les forces militaires américaines risquent de se retirer des zones de guerre… Mauvaise chose ? À court terme, c’est une évidence, les armées nationales des pays en guerre se retrouveront seules… Dans un contexte très… tendu. Donald veut aussi sortir des organisations internationales… Mais comme c’est un bon bougre, il veut se débarrasser une fois pour toute de l’État Islamique… Pour ça, dès son arrivée à la Maison Blanche, il donnera à ses généraux un mois pour détruire le groupe terroriste. Ambitieux n’est-ce pas ?

 

Armed men in uniform identified by Syrian Democratic forces as US special operations forces ride in the back of a pickup truck in the village of Fatisah in the northern Syrian province of Raqa on May 25, 2016.
– Capture d’écran Courrier Internationale – Les forces américaines, ici en Syrie, ne sont peut-être pas condamnées à rester très longtemps en territoire de guerre et risquent d’être rapidement rapatriées.

Enfin bref… Donald Trump, c’est ça, à voir s’il respectera ses engagements où s’il devra faire profil bas… Son mandat prend effet le 20 janvier prochain… On a encore un peu de temps pour profiter.

Monsieur Gris

Lundi vous pouvez changer la société

Comme toujours, l’actualité de cette semaine permet de traiter de n’importe quel sujet. J’aurai ainsi pu vous parler de François Bayrou qui est en guerre ouverte avec Nicolas Sarkozy depuis près de 20 ans, j’aurai aussi pu vous parler du micro-parti d’extrême droite SIEL qui se désolidarise du Front National, car il le trouve trop à gauche. Oui oui vous pouvez rigoler… ou pleurer d’ailleurs, imaginez où se situent les mecs ! J’aurai pu faire un tour outre-Atlantique pour prendre des nouvelles d’Hillary Clinton et des ses emmerdes avec le FBI qui font remonter ce cher Donald Trump dans les sondages…

Mais en fait non ! Des fois, l’ironie et taper sur les gens, ça me fatigue. Alors je me pose et je me dis : on va parler un peu d’informations qui font plaisir !

L’avancée du droit des femmes, ça vous tente ?

Non ?

Pas grave, c’est moi qui décide !

Lundi, dans toute l’Islande et à très précisément 14h38, des dizaines de milliers de femmes ont arrêté de travailler pour descendre dans la rue. Vous m’excusez cette blague sexiste mais non ce n’était pas les soldes.

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Les femmes islandaises (mais aussi des hommes) ont sillonné les rues lundi dernier pour réclamer une égalisation des salaires, et pour mettre en sourdine une bonne fois pour toute la théorie des genres dans le domaine salariale.

Ces Islandaises étaient tout simplement appelées à faire grève pour protester contre les inégalités de salaire entre les hommes et les femmes. Pas une première malheureusement puisqu’en 2010 déjà, elles avaient effectué la même manifestation, à 14h35. En gros, l’égalité temps/salaire moyenne sur la population active d’Islande n’a progressé que de 3 minutes en 6 ans ! Bref c’est pas gagné !

Pour le même travail, une femme islandaise bosse gratuitement à partir du 24 octobre à 14h38 alors qu’un homme est payé jusqu’à la fin de l’année ! Une aberration à 14% de salaire en moins tout de même ! Pas grave, c’est en Islande me direz vous ! Et bien si c’est grave ! On ne parle pas d’un pays sous-développé mais bien d’une nation occidentale économiquement et politiquement forte si on oublie la crise des Subprimes !

Donc si un pays de ce genre a de telles inégalités, je ne vous raconte pas ailleurs !

En France notamment ! Ainsi, selon Eurostat, en France, en 2014, les femmes étaient payées 15,1% de moins que les hommes, en terme de salaire horaire brut moyen. Un bel écart donc. Stat toujours, selon le Forum Economique Mondial, l’égalité salariale ne devrait être réglée qu’en 2186 ans, soit dans 170 ans. C’est pas demain la veille donc. Cela dit, c’est dès aujourd’hui que l’on peut agir ! Enfin exactement dès ce lundi ! Pourquoi lundi ? Parce que ce sera le 7 novembre et à 16h34 et 7 secondes pour être précis, les femmes travailleront gratuitement et ce jusqu’à la fin de l’année ! En théorie évidemment ! Les Français – et pas que les femmes donc – sont appelés à descendre dans la rue pour lutter contre cette inégalité, pile à ce moment là ! Une action lancée par le collectif féministe Les Glorieuses qui lutte pour le droit des femmes ! Alors messieurs-dames, lundi à 16h34, on vous attend dans la rue !

 

L’homme en noir 

Qui est qui ?

Comment pouvais-je rater Halloween !!!

Impossible… Alors me voilà !

Je ne vous prendrai pas longtemps en otage, simplement le temps de voir avec vous comment vont se déguiser ce soir nos chers politiques français…

Nicolas Sarkozy : Commençons par mon préféré. Cet éternel revenant, qui avait annoncé il y a quatre ans sa retraite politique, a de quoi terrifier n’importe qui. Toujours là où on l’attend, c’est à dire à droite du cortège, flirtant parfois avec le trottoir, il sait allier petit sourire cajoleur et froide méchanceté. La taille en prime, notre ancien président a tout d’un Gremlin.

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François Hollande : On ne s’attardera pas dessus, une tête de citrouille lui ira à ravir, et ça nous fera des vacances.

La famille Le Pen : Marine est sans doute la plus gore de cette liste. Elle s’invitera à la fête en LeatherFace. Adepte des meurtres baroques, dissimulé derrière son masque constitué de peau humaine, le méchant de Massacre à la tronçonneuse conviendra très bien à la dirigeante du F Haine, le temps de cette folle soirée.

Maintenant, donnez moi le père… Bah… L’uniforme en vogue dans les année 40 en Allemagne fera ressortir son œil bleu à la perfection, tout comme le reste de ses cheveux plus très blonds d’aryen.

Enfin, Marion pourra se parer d’une robe blanche et d’un chapeau pointu, comme à la grande époque de l’inquisition américaine… Mais si, quand ils faisaient brûler des noirs !

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François Fillon : Négatif, un peu dépressif, fataliste… Fatalis quoi… l’ennemi juré des 4 Fantastiques.

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Jean-François Copé : Aaaaah, ce bon Jeff… Eh bien… Qu’il vienne comme il est, il me fait déjà bien assez peur, bourré de bêtises comme il est.

Manuel Valls : Je suis sûr que vous y avez pensé aussi, Hannibal Lecter, on est d’accord ou pas ? Derrière des airs extrêmement respectables, un psychopathe cannibale pourrait aisément se cacher, dangereux pour son propre parti, ce carnassier risque de bouffer bon nombre de concurrents aux primaires de gauche.

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Le gouvernement socialiste : Des zombies, évidemment, pas que ce soit contre eux, mais on a l’impression assez dérangeante d’accorder notre confiance à des poulets sans tête, qui suivent un président qui n’en a pas non plus (la citrouille)…

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Bonne fête d’Halloween.

L’homme en noir

Le ciel comme seul toit

Le blanc rêveur a pleuré fort cette semaine, très fort même. Il se baladait, tard le soir, dans les rues de sa ville, un vendredi soir… Vous connaissez le blanc rêveur, amoureux de tout, de rien, amoureux de la fête aussi, du rire, des larmes…

Ce soir-là, le blanc rêveur s’est vu de haut, dans un état second, son corps marchait gaiement, son esprit, plus flottant, s’amusant de se voir ainsi amener.

À faire le pitre, le blanc rêveur a fini par se faire mal, forcément. Il a ralenti le pas, a pris le temps. Quand on va moins vite, ce qui nous entoure prend de l’importance.

Cette importance, elle s’est portée sur un groupe de clochards, assis, sous un porche, avec des couvertures, de gros manteaux usés, pour se protéger du froid qui vient, lancinant, en cette fin octobre, ce froid qui mord, surtout quand on reste dehors…

Sans leur adresser un mot, le blanc rêveur s’est délesté d’un petit billet. À cet instant, c’était sa manière à lui de les accompagner.

Retrouvant le sourire, fier de son geste, il a poursuivi sa route en souriant, emporté par ses compagnons.

Coup du sort ? Il n’en saura jamais trop rien, ce qui est sûr, c’est qu’une heure plus tard, le blanc rêveur a rebroussé chemin, il est revenu voir ces hommes, cette femme, qu’il avait croisés, à qui il avait donné un billet.

Ces hommes, cette femme, qui n’avaient pas bougé, eux, quand le blanc rêveur et ses amis s’amusaient, parlaient de filles, parlaient d’acheter une quille, de quoi se désaltérer après cette dure journée…

Bref, ils sont repassés.

Ils sont repassés, et cette fois, se sont arrêtés. Ils ont discuté, se sont révoltés, ont rigolé… un peu.

Une soirée qui fait du bien, qui change, on se rapproche, on s’accroche… sous un porche…

Après quelques dialogues animés, après que le blanc rêveur ait appris ce qu’il était arrivé à leur vie, un des hommes lui a demandé s’il avait internet sur son smartphone. Bien entendu, le blanc rêveur, privilégié, en avait. Il a prêté le smartphone, a vu l’homme chercher ce qu’il voulait.

Une musique instrumentale, des basses, puissantes, des caisses claires, vibrantes… Après quelques secondes, l’homme s’est mis à chanter, d’une voix acide, presque agressive, il parlait de lui, de sa vie ici. Il disait qu’il en souffrait, qu’il voulait travailler… Un texte très bien tourné, léché, des paroles crues, mais élégantes… Belles quoi…

D’un coup d’un seul, le blanc rêveur s’est mis à pleurer, à pleurer fort, à pleurer vrai. Incapable de comprendre pourquoi cet homme, à la plume si affûtée, si maline, en était réduit à espérer chaque nuit un peu de soutien, une pièce, pour pouvoir survivre. Meurtri aussi par leur douleur, la douleur de n’avoir aucun toit pour se protéger, la seule vitre d’un magasin comme oreiller, leur situation visuelle pour être jugés…

Pendant une bonne dizaine de minutes, le blanc rêveur est resté effondré en larmes, réconforté chaudement par ceux qu’il pleurait…

Une fois calmé, le blanc rêveur s’est finalement levé, pour de nouveau se plonger dans sa soirée.

Après quelques embrassades, le groupe s’en est allé, mais seul le blanc rêveur sait à quel point cet instant s’est gravé dans ses pensées.

Le blanc rêveur

La Manif pour Tous ou retour dans le passé

La vie sexuelle en France est un véritable débat d’opinion. Et pour se faire entendre, un choix s’impose : la rue. Dans ce domaine, ce dimanche, Paris a été lieu d’une sacrée opposition de style. Du côté du métro Belleville, la marche de l’Existrans qui réunit les défenseurs des droits trans et intersexe (on va bâtardiser un peu leur combat) tandis que sur la place du Trocadéro, l’ambiance était plus moyenâgeuse avec les vestiges de la Manif pour Tous qui se réunissait pour continuer sa chasse aux sorcières.

Une riche idée qui a tout de même attiré environ 24 000 personnes selon la police (200 000 selon les organisateurs qui visiblement ont un peu abusé du vin de messe avant de compter). Bon et tout ce petit monde était là pourquoi ? Excellente question ! Tout simplement l’abrogation de la loi sur le Mariage pour tous, passée il y a maintenant plus de trois ans. Rien que ça.

Pas si loufoque que ça pour des personnes qui croient que le petit Jésus a ressuscité après être né d’une mère Vierge. M’enfin bref, on n’est pas là pour juger les religions, ce n’est pas le sujet. En revanche, les religieux, eux, sont l’un des problèmes. À l’heure où le contexte fait que l’on voit des islamistes radicaux de partout, on a tendance à oublier que l’islam de certains n’a pas le monopole de l’extrémisme, du côté du catholicisme aussi, il existe.

Alors oui, pour l’instant il n’y a eu ni tuerie ni bombe en son nom, mais ça n’empêche pas sa présence. Car oui, manifester trois ans plus tard contre une loi déjà existante, c’est certes un déni des valeurs républicaines, mais surtout, une discrimination voire une insulte suprême à tous les homosexuels. En trois ans, on n’a pas entendu parler de cas de pédophilie ou de viol d’homosexuel qui ont profité de cette loi.

En revanche, du côté du clergé, la donne n’est pas la même, n’en déplaise à Barbarin. Alors qu’a-t-on vu durant ce rassemblement ? Pas grand chose à vrai dire. Des personnes donnant des cours de moral aux homos voulant adopté tout en laissant leurs propres progénitures danser sur des abribus avec le drapeau de la Manif’ pour Tous. Pauvres gosses, espérons pour la France qu’une voiture oubliera de s’arrêter quand leurs parents traverseront la route. Oui, je sais, c’est horrible, mais on est trop nombreux sur Terre et quoique l’on en dise, ce ne sont pas les homosexuels qui en sont responsables. Et pour le reste, finalement, la chose la plus intéressante à suivre était sur les réseaux sociaux.

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Bon… Pas besoin de légende…

On va commencer par le Twitter de la Manif pour Tous qui a donné à tous une leçon de communication et de mauvaise foi avec une photo de leur petite sauterie sur la place du Trocadéro ayant pour légende « le Trocadéro est comble ». En même temps avec 200 000 personnes rien d’étonnant ! Sauf qu’ils étaient à peine quelques centaines et cela a été remarqué par des internautes qui a grand renfort de photos (sans les arbres en premier plan) ont montré qu’il n’y avait rien de vrai. En continuant à vagabonder dans les méandres d’internet, on a pu apprécier la photo pleine d’ironie de Marc-Olivier Fogiel où l’on voit son mari et leurs deux enfants en pleine promenade dans les bois. Du grand art à l’heure où l’un des rares arguments de l’anti mariage pour tous est justement l’incapacité des homosexuels à élever correctement des enfants dans une ambiance saine et familiale. Famille toujours, la grande dame de gauche qu’est Geneviève de Fontenay, à proposé l’idée du siècle en rejoignant ses amis de la Manif pour Tous : créer le « gayrage » pour ne pas utilisé le terme de mariage. Une idée qui devrait assurément être proposée à l’Académie française et qui, somme toute, représente très bien la France moyenâgeuse de ces personnes-là !

 

L’homme en noir

Cet argent qui ne fait pas le bonheur

On se plaint. C’est un fait clairement établi : le Français moyen se plaint, revendique, demande, ordonne, réclame, mais n’est jamais content de ce qu’il a. A tort ou à raison, là n’est pas le problème, l’Hexagonal est ronchon et ce, nativement, presque génétiquement.

Pas moi bien-sûr, je suis rêveur et ne me perds jamais dans les méandres de la morosité. Mais est-ce vraiment mieux ailleurs ? Est-ce que le peuple français a raison de se plaindre autant ? Bien-sûr on peut toujours demander plus, mieux et plus vite. Pour me rendre compte de la gravité de la situation, je suis allé faire un tour du côté de nos voisins espagnols qui, dit-on dans certains milieux, sont proches de la misère socialement, économiquement et politiquement.

Difficile d’argumenter sur le côté politique. L’Espagne n’a pas vraiment de gouvernement et même moi je ne suis pas assez optimiste pour y voir un autre côté positif que l’éclatement du sempiternel clivage gauche/droite. Pour le reste, il y aurait beaucoup à dire mais une chose est certaine : l’Espagnol vit mieux que le Français.

Un paradoxe.

En somme, les Français ont bien plus de raisons de bien vivre au quotidien mais décident sciemment de ne pas le faire alors que les Espagnols vivent des temps plus difficiles mais gagnent quotidiennement en qualité de vie. Plus encore, ils avancent là où l’on recule. Contraste étonnant entre ce que l’on pense et la réalité. A tel point que mes homologues plus sombres ne m’ont pas cru et m’ont targué de naïf.

Mais il n’en est rien, ce sont les faits.

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Les ramblas de Barcelone… Là-bas, les gens sont moins riches que nous… Mais n’en ont rien à faire !

Lorsque l’on se balade dans les rues en Espagne, toutes les terrasses sont pleines et les gens vivent dehors, profitant de la vie, criant à pleins poumons leur enthousiasme. Et ce, avec 764 euros de SMIC par mois et alors que la vie est aussi chère qu’en France.

À titre de comparaison, en France c’est 1466 euros, soit pratiquement le double par mois. Alors oui, nous avons raison de demander plus, mais tout de même, la vie est bien plus douce dans un pays dont les habitants gagnent moins. Cela ne doit pas être une question d’argent alors, je dois chercher ma réponse ailleurs. L’immobilier ou l’emploi alors, il doit être plus facile de se loger et de trouver un emploi en Espagne qu’en France.

Que nenni. L’immobilier dans les grandes villes ibériques est au moins aussi cher qu’en France (si ce n’est plus) et le taux de chômage crève les plafonds. À tel point qu’il devient fréquent de voir s’exercer du chantage à l’emploi, consistant à faire accepter sensiblement ce que l’on veut à l’employé qui devra s’exécuter sous peine de se voir remercié. Mais alors les Espagnols ont tout pour être dans notre position d’éternels insatisfaits. Peut-être sont-ils tout simplement résignés à leur sort ? Comme s’ils ne pouvaient pas aspirer à mieux que ce qu’ils ont…Mais non…Si l’on prend pour exemple les Catalans, on se rend bien compte que c’est faux.

Pour en avoir rencontrés quelques-uns, ils créent eux-mêmes des partis apolitiques pour s’extraire du « marasme économique » dans lequel les met, selon eux, le gouvernement central de Madrid. Une initiative 100% populaire pour obtenir des avancées. Une sorte de révolution. Le genre d’avancées dont on est bien loin en France. Il doit être plus facile de se plaindre de l’UMPS comme certains l’appelaient en votant bleu marine. Alors même si elle me passe au dessus, cette morosité, je veux la comprendre. S’il n’est ni économique ni social, peut-être le malaise est-il plus profond. Peut-être cultivons-nous trop notre défiance envers l’autre pour nous rendre compte que l’on n’est pas si mal en France.

Peut-être qu’à force de tourner en rond on ne peut plus enrayer la spirale autodestructrice qui nous anime à tel point que nous l’oublions trop facilement : s’il est plus facile de se plaindre il est autrement plus salvateur de réaliser que la vie est trop courte pour ne pas en profiter.

 

 

Le blanc rêveur

Profitez de votre automne

19 heures, mi-octobre, déjà le crépuscule… Petit, je me serais sans doute blotti dans un coin d’une pièce, à me remémorer les beaux jours d’été…

Aujourd’hui, c’est différent, je n’ai plus peur de l’automne, au contraire, je l’apprécie, du mieux que je le peux… Pourquoi ? D’abord parce que c’est beau, l’automne…

Et puis, je me suis promis il y a bien longtemps de toujours profiter de ce que j’avais. J’imagine aisément que des êtres humains, comme moi, si loin géographiquement, donneraient toutes les richesses du monde pour être à ma place, à regarder le ciel bleu devenir orange, à rattraper une feuille morte dans sa chute, à s’émerveiller devant un vol d’oiseaux migrateurs… des choses si simples…

Alors j’imagine aisément un Haïtien, père de famille, en larmes, mais debout, perdu dans un pays qui n’est plus le sien, un pays dévasté par l’ouragan Matthew, rongé par le choléra…

J’imagine aisément cet homme en larmes prêt à troquer sa force, son courage, pour se mettre à ma place, à moi.

Pour se mettre à la place du type qui brasse son air en vivant bien.

Pour se mettre à la place du type qui n’a que son esprit pour imaginer son horreur.

Pour se mettre à la place du type qui n’a que ses yeux pour voir ce que cet homme en larmes a vécu, que ses doigts pour écrire ce que cet homme en larmes vivra, à des milliers de kilomètres de chez lui…

 

Le blanc rêveur

Alstom ou le syndrome d’Aulnay

L’homme en noir : « Hé vous ne connaissez pas la dernière ? J’en ai ri pendant des heures avant de me demander s’il ne fallait pas en pleurer !

L’homme en gris : « De quoi parles-tu ? Des élections américaines ? Des primaires à droite ?

L’homme en noir : « Ça aurait pu mais, non… C’est presque pire. Je parle bien-sûr du « sauvetage » d’Alstom. Enfin sauvetage c’est un bien grand mot parce que bon, acheter des trains pour sauver l’économie en berne d’un pays… Si ça marchait ça se saurait !! »

Le blanc rêveur (passant par là) : « Ah c’est bien que tu parles enfin de quelque chose de positif. J’ai entendu que tu parlais d’Alstom. Enfin tu te rends compte que les choses vont de mieux en mieux. Que le gouvernement fait tout ce qu’il peut pour redresser la barre. Bravo à toi, je ne pensais pas que tu t’en rendrais compte ».

L’homme en noir : « Voilà. Tout est dit. C’est contre cela que je m’insurge. Cette naïveté exacerbée. Cette mièvrerie politico-économique sous couvert d’ambition. Qu’en tant que rêveur tu te laisses attirer par les sirènes de la bonne action. Je peux encore le comprendre. Mais quand on te dit que 400 emplois vont être sauvés à Belfort, comme ça, presque sans aucun effort, tu ne trouves pas ça étrange ? Tu ne te demandes pas ce qui se cache derrière ? »

Le blanc rêveur : « Évidemment, je suis rêveur pas naïf. En contrepartie, le gouvernement va acheter des trains. Et ce n’est pas un mal finalement. Les usagers auront de nouveaux trains et des emplois sont conservés, tout le monde est gagnant. Justement même, c’est du jamais vu. L’Etat prend enfin ses responsabilités je trouve ça très fort. »

L’homme en noir : « Et le fait que cet « exploit » ait lieu à quelques mois des élections présidentielles, cela ne te met pas la puce à l’oreille ? »

Le blanc rêveur : « Toi aussi, tu vois le mal partout franchement. C’est de la mauvaise foi. De l’acharnement même ! »

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-Capture d’écran- Les ouvriers d’Alstom vont pouvoir souffler… un peu… pas longtemps… enfin on verra quoi…

L’homme en noir : « C’est toi qui portes des œillères. Tu sais combien coûte ce plan que tu défends avec tant d’ardeur ? 770 millions d’euros. Les mathématiques ne sont peut-être pas ton fort mais ramenés aux 400 postes du site de Belfort, chaque emploi a coûté 1.9 million d’euros dont plus de la moitié qui vient de l’argent public. Penses-tu vraiment que cela a été fait simplement pour la beauté du geste ? Même si en temps de crise chaque emploi compte, je ne peux me résoudre à penser que tu t’arrêtes là dans ton raisonnement. Et si l’on va plus loin, maintenant que l’on est dans les contradictions. Tu veux savoir la meilleure ? Les voies sur lesquelles devraient circuler les trains ne sont même pas adaptées aux trains qui ont été achetés. Elles sont trop petites. Cela veut dire qu’il faut attendre que la SNCF passe au tout TGV pour voir la couleur de tes « trains du salut ». Je ne sais pas si tu comprends l’absurdité de la chose. C’est un peu comme si tu décidais d’aider la pharmacie du coin, avec tout l’argent de tes courses du mois, en achetant un paquet de couches alors que tu n’as pas d’enfant. Le tout en répondant lors que l’on t’interroge : « oui mais ça pourra toujours servir pour le jour où je serai père. On ne sait jamais, en attendant je vais manger des pâtes un jour sur deux ». Il y a comme un problème tu ne trouves pas ? »

Monsieur Gris (venant sauver le Blanc rêveur qui ne sait quoi répondre, s’exclame) : « C’est sûr que tu as l’art et la manière de présenter les choses. Alors, effectivement, on peut le voir comme ça. Mais l’économie d’un pays, ce n’est pas le genre de choses avec lesquelles on peut jouer. Peut-être l’État à été victime de ce que l’on pourrait appeler le « Syndrome d’Aulnay ». À force de ne pas vouloir reproduire un Aulnay-sous-Bois en perdant des emplois, L’État s’est lancé dans une campagne bien trop coûteuse. Je vous rappelle qu’à l’époque d’Aulnay, des emplois ont bien été perdus, mais PSA est toujours debout et l’on n’a pas dû s’endetter dans un projet sans queue ni tête, juste pour « prendre ses responsabilités ».

L’homme en noir : « Peut-être, mais franchement, est-ce que tu penses qu’acheter des trains c’est le mieux que l’État pouvait faire pour redresser la barre ? Est-ce que tu ne penses pas que sauver 400 emplois et perdre 770 millions, ce n’est pas perdre des milliers d’emplois, plus tard ? Ce n’est pas reculer pour mieux sauter ? Alors oui, la situation est sauve pour le moment. Et quand dans quelques années une autre entreprise coulera alors que L’État aurait pu l’aider, les gouvernants actuels, qui seront dans l’opposition ne se priveront pas de bien rire et de pointer du doigt leurs adversaires ».

Monsieur Gris (sombre au moment de conclure) : « L’avenir nous le dira ».

Le Distrait

Si l’info de la semaine était une musique…

Pourquoi ne pas réfléchir quelques instants à une autre manière de résumer l’information ? Ne serait-il pas possible d’imaginer une musique susceptible de la décrire ?

Concentrons nous deux secondes… Je ne vais pas vous demander de fermer les yeux… Ce serait stupide… Mais si on y réfléchit, construire une mélodie à l’aide de l’actualité récente pourrait être une belle expérience.

Je m’explique, voilà pour moi ce que ça pourrait donner…

D’abord des caisses claires, et une grosse caisse, en fond, pour lancer la musique. Il faut qu’elles aient un rythme élevé, que ça envoie… C’est la Syrie, les bombes, les rafales des mitraillettes rebelles, les bâtiments qui s’écroulent… Vous les entendez ? Pas trop hein, il faut que ça reste sourd, lointain, que ça n’influe pas sur notre perception de notre belle vie d’occidentaux. C’est un bruit de fond, on sait que c’est là…

Dans un second temps, il nous faut un instrument à vent, parce que oui, cette semaine, l’ouragan Matthew a fait des siennes, et il a soufflé très fort. On va partir sur un son grave, et le plus important, c’est qu’on ne l’entende pas toujours super fort vous voyez ? Par exemple, lorsqu’il dévaste les petites îles perdues dans l’Atlantique et les pays qui ne nous intéressent pas des masses, c’est un son très léger. On le sent, bien présent, mais ce n’est qu’un ronflement… mais dès que l’ouragan s’invite dans un endroit plus sexy comme la Floride, c’est un solo, puissant, touchant, forcément, qui prend aux tripes. Puis de nouveau, l’instrument se met en sourdine…

N’oublions pas les claquettes, ces candidats du UPIK, le parti d’extrême droite britannique, qui se donnent la réplique dans des distributions de gnons au sortir de leurs réunions. Un accompagnement musical bien viril, qui respire l’intelligence et la bonne ambiance !

Soudain un violon débarque, puis deux, puis trois ! Les politiques se mettent à broder, ils vont sauver le pays, ils l’aiment, ils nous aiment. Certains se donnent la réplique, se chamaillent, les notes montent d’un ton, le tout est parfait, virevoltant… Dommage que les musiciens jouent toutes les semaines le même air…

Et enfin, la cantatrice, la personne qui rend la musique de la semaine belle, ou pas… Cette semaine, on vous l’avoue, ça a chanté faux… La pôv Kim K s’est faîte braquée, et malheureusement, les ingénieurs du son, ceux qui font vivre les infos au travers de leur média respectif, ont clairement branché le micro trop fort ! Pendant un moment, on a perdu les caisses claires, on a oublié les claquettes, et les violons se sont ternis…

Elle a même bouffé le solo de Matthew !

L’homme en noir