C’était son dernier Noël

Dimanche, ce fut bien le « Last Christmas » (dernier Noël) de George Michael, comme il l’avait chanté en 1984. Prémonitoire ou non, l’icône de la pop est décédée le 25 décembre. Auteur-compositeur-interprète, l’idole des ados des années 80 s’est éteinte à l’âge de 53 ans. Né le 25 juin 1963, à Londres, d’un père restaurateur d’origine chypriote et d’une mère danseuse anglaise, Georgios Kyriacos Panyiotou, de son vrai nom, a rencontré très tôt le succès.

En 1981 alors qu’il n’a que 18 ans, il crée le duo Wham !, avec son camarade de lycée Andrew Ridgeley. Un an plus tard, le groupe entre dans les « charts » internationaux, avec Young Guns. L’effervescence arrive en 1984, avec les 2 tubes planétaires : « Wake me Up Before You Go Go » puis « Last Christmas ».

En 1985 alors que Wham ! est à son apogée, ils marquent l’histoire. Ils deviennent le premier groupe à se produire en Chine communiste. Le concert est un franc succès. Ce concert va révolutionner la culture musicale chinoise qui ne connaissait pas encore la pop occidentale. Pas de temps à perdre.

Alors que George Michael surf sur le succès de son groupe, il décide dès 1984 de se lancer dans une carrière solo. Le groupe n’est pas séparé, mais le séducteur sort une ballade au ton sensuelle : Careless Whisper. Un virage musical commence à s’opérer chez le chanteur. Marqué par l’influence de la pop star Prince, George Michael, se sent désormais plus attiré par les sonorités mélangeant soul, funk et r’n’b. Ce nouveau chapitre musical début avec la sortie de Faith en 1987, qui sera couronnée de succès (20 millions d’albums vendus). Des Top et des Flop.

Tous ses albums ne seront pas accueillis par le public de la même manière. Alternant succès et fiasco, sa popularité est au plus bas dans les années 90.

Il revient dans le cœur des fans en 2004 avec son album « Patience ». Cet album pop signe son retour. L’icône pop ne sortira alors plus aucun album studio. S’en suivent 3 disques « live » dont « Symphoniqua » en 2014, avec lequel il obtient un disque d’or au Royaume-Uni.

En 2017, le chanteur devait sortir un documentaire autobiographique : « Freedom ».

Une vie tumultueuse

Artiste tourmenté par la drogue, George Michael, a aussi connu la prison et la dépression. Fervent défenseur de la cause gay, ce chanteur attaché à sa famille, attendra le décès de sa mère en 1997 pour annoncer publiquement son homosexualité et sa séropositivité. Dévasté par une lourde dépression pendant plusieurs années, la pop star trouve un soutien sans faille auprès de son compagnon Kenny Goss, qui fut à ses côtés de 1996 à 2011.

N’évitant pourtant pas de nombreux déboires dus à l’alcool et la drogue., il ira jusqu’à écoper de 100 heures de travail d’intérêt général en 2007, ainsi que d’une interdiction de conduire pendant 2 ans, après avoir été retrouvé évanoui dans sa voiture suite à la consommation d’alcool.

3 ans plus tard, il fera un séjour de 4 semaines en prison, pour avoir eu un accident sous influence de cannabis et de médicaments.

Moins présent depuis, sur la scène médiatique, George Michael avait déjà frôlé la mort en 2011 à cause d’une pneumonie. Cette fois, il n’y a pas échappé. Il nous a quittés à Noël, son dernier Noël, comme il l’avait chanté.

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George Michael nous a quitté à l’âge de 53 ans

 

Le Distrait

Lettre au Père Noël

Cher Père Noël,

Cette année, j’ai été très sage. Pas comme d’autres. Y’a eu beaucoup de gens méchants qui ont fait des choses méchantes. J’ai bien travaillé malgré les prix qui augmentent de plus en plus. J’ai été le plus honnête possible contrairement à certains politiques qui ont l’air pas très sympathiques. Je pense avoir été le plus heureux du monde même si cette année d’autres n’ont pas eu cette chance. C’est pour ça que je t’écris, Père Noël.

J’aimerais que tu me fasses beaucoup de cadeaux. Cadeaux que j’aimerais bien partager avec le monde entier. J’aimerais que les gens méchants qui tuent les gens gentils deviennent des gens gentils. Je ne sais pas pourquoi ils font ce qu’ils font mais je voudrais qu’ils changent, qu’ils écoutent leur cœur et pas les autres. Mon copain à l’école m’a dit qu’il restait tout le temps chez lui parce que ses parents ne veulent plus sortir. Je sais pas pourquoi ils font ça mais c’est triste, surtout de ne pas sortir quand il fait beau ! J’aimerais que les gens ne mentent plus. Maman me dit que les gens qui mentent ont de mauvaises intentions. Je ne sais pas ce qu’ils veulent mais je me méfie un peu. Maman me dit qu’il ne faut pas faire confiance à ces gens parce qu’ils sont mauvais et ils ne changeront jamais. Mais j’ai de l’espoir.

J’aimerais que tous les gens qui travaillent durement puissent être contents. Je ne vois jamais mon papa. Je ne le vois pas le matin car il se lève très tôt. Et le soir, quand il rentre je suis déjà au dodo. Je l’entends arriver mais si je descends lui faire un bisou il risque de me gronder parce que je dors pas. Mais des fois, j’entends mes parents crier très fort. Je sais pas très bien pourquoi mais il y a un mot qui revenait souvent. Argent. Tu sais ce que c’est ? Tu pourrais nous en donner plein plein plein ?

J’espère, Père Noël, que tu vas pouvoir m’apporter tout ce que je t’ai demandé.

C’est pas grand chose mais ça pourrait faire un grand bien à beaucoup de monde.

Joyeux Noël.

Wir sind alle Berliner…

La rédaction du Distrait et ses plumes voulaient tous ensemble adresser un message de soutien à tous ceux qui avait été touché, de près comme de très loin par les attentats de Berlin…

Et comme nous l’avons écrit… Comme beaucoup de Grands l’ont dit : Nous sommes tous Berlinois.
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Souvenons nous

L’homme en noir, Monsieur Gris et le blanc rêveur n’ont pas grand chose à dire ce soir…

Qu’importe leur couleur, leurs idées ou leur façon de voir le monde, ils sont unis.

Unis avec les familles des victimes.

Unis contre toute cette folie.

Juste unis… en fait.

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Le Distrait

Alstom ou le syndrome d’Aulnay

L’homme en noir : « Hé vous ne connaissez pas la dernière ? J’en ai ri pendant des heures avant de me demander s’il ne fallait pas en pleurer !

L’homme en gris : « De quoi parles-tu ? Des élections américaines ? Des primaires à droite ?

L’homme en noir : « Ça aurait pu mais, non… C’est presque pire. Je parle bien-sûr du « sauvetage » d’Alstom. Enfin sauvetage c’est un bien grand mot parce que bon, acheter des trains pour sauver l’économie en berne d’un pays… Si ça marchait ça se saurait !! »

Le blanc rêveur (passant par là) : « Ah c’est bien que tu parles enfin de quelque chose de positif. J’ai entendu que tu parlais d’Alstom. Enfin tu te rends compte que les choses vont de mieux en mieux. Que le gouvernement fait tout ce qu’il peut pour redresser la barre. Bravo à toi, je ne pensais pas que tu t’en rendrais compte ».

L’homme en noir : « Voilà. Tout est dit. C’est contre cela que je m’insurge. Cette naïveté exacerbée. Cette mièvrerie politico-économique sous couvert d’ambition. Qu’en tant que rêveur tu te laisses attirer par les sirènes de la bonne action. Je peux encore le comprendre. Mais quand on te dit que 400 emplois vont être sauvés à Belfort, comme ça, presque sans aucun effort, tu ne trouves pas ça étrange ? Tu ne te demandes pas ce qui se cache derrière ? »

Le blanc rêveur : « Évidemment, je suis rêveur pas naïf. En contrepartie, le gouvernement va acheter des trains. Et ce n’est pas un mal finalement. Les usagers auront de nouveaux trains et des emplois sont conservés, tout le monde est gagnant. Justement même, c’est du jamais vu. L’Etat prend enfin ses responsabilités je trouve ça très fort. »

L’homme en noir : « Et le fait que cet « exploit » ait lieu à quelques mois des élections présidentielles, cela ne te met pas la puce à l’oreille ? »

Le blanc rêveur : « Toi aussi, tu vois le mal partout franchement. C’est de la mauvaise foi. De l’acharnement même ! »

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-Capture d’écran- Les ouvriers d’Alstom vont pouvoir souffler… un peu… pas longtemps… enfin on verra quoi…

L’homme en noir : « C’est toi qui portes des œillères. Tu sais combien coûte ce plan que tu défends avec tant d’ardeur ? 770 millions d’euros. Les mathématiques ne sont peut-être pas ton fort mais ramenés aux 400 postes du site de Belfort, chaque emploi a coûté 1.9 million d’euros dont plus de la moitié qui vient de l’argent public. Penses-tu vraiment que cela a été fait simplement pour la beauté du geste ? Même si en temps de crise chaque emploi compte, je ne peux me résoudre à penser que tu t’arrêtes là dans ton raisonnement. Et si l’on va plus loin, maintenant que l’on est dans les contradictions. Tu veux savoir la meilleure ? Les voies sur lesquelles devraient circuler les trains ne sont même pas adaptées aux trains qui ont été achetés. Elles sont trop petites. Cela veut dire qu’il faut attendre que la SNCF passe au tout TGV pour voir la couleur de tes « trains du salut ». Je ne sais pas si tu comprends l’absurdité de la chose. C’est un peu comme si tu décidais d’aider la pharmacie du coin, avec tout l’argent de tes courses du mois, en achetant un paquet de couches alors que tu n’as pas d’enfant. Le tout en répondant lors que l’on t’interroge : « oui mais ça pourra toujours servir pour le jour où je serai père. On ne sait jamais, en attendant je vais manger des pâtes un jour sur deux ». Il y a comme un problème tu ne trouves pas ? »

Monsieur Gris (venant sauver le Blanc rêveur qui ne sait quoi répondre, s’exclame) : « C’est sûr que tu as l’art et la manière de présenter les choses. Alors, effectivement, on peut le voir comme ça. Mais l’économie d’un pays, ce n’est pas le genre de choses avec lesquelles on peut jouer. Peut-être l’État à été victime de ce que l’on pourrait appeler le « Syndrome d’Aulnay ». À force de ne pas vouloir reproduire un Aulnay-sous-Bois en perdant des emplois, L’État s’est lancé dans une campagne bien trop coûteuse. Je vous rappelle qu’à l’époque d’Aulnay, des emplois ont bien été perdus, mais PSA est toujours debout et l’on n’a pas dû s’endetter dans un projet sans queue ni tête, juste pour « prendre ses responsabilités ».

L’homme en noir : « Peut-être, mais franchement, est-ce que tu penses qu’acheter des trains c’est le mieux que l’État pouvait faire pour redresser la barre ? Est-ce que tu ne penses pas que sauver 400 emplois et perdre 770 millions, ce n’est pas perdre des milliers d’emplois, plus tard ? Ce n’est pas reculer pour mieux sauter ? Alors oui, la situation est sauve pour le moment. Et quand dans quelques années une autre entreprise coulera alors que L’État aurait pu l’aider, les gouvernants actuels, qui seront dans l’opposition ne se priveront pas de bien rire et de pointer du doigt leurs adversaires ».

Monsieur Gris (sombre au moment de conclure) : « L’avenir nous le dira ».

Le Distrait

Où est-ce qu’on a merdé ?

Hum hum… Bonjour. Alors commençons par les présentations. Je ne suis ni l’homme en noir, ni le blanc rêveur, ni Monsieur Gris, mais simplement un narrateur extérieur, celui qui gère un peu ces trois dingues, de loin. Si je prends la plume aujourd’hui, c’est pour vous parler des discussions qu’ont nos trois plumes entre elles, en off. Il faut bien imaginer qu’en dehors du boulot, ils parlent de tout et de rien… Mais un sujet en particulier revient très souvent sur la table, une question, en fait : « Où est-ce qu’on a bien pu merder ? ». Bien sûr ils ne parlent pas d’eux, mais de la société dans laquelle ils vivent. La première fois, ça a donné ça.

On a merdé
Bon… L’image se passe de commentaires, vous aurez compris

– Où est ce qu’on a merdé ?

– De quoi tu parles ?

– Je veux dire, depuis 50 ans, tout s’accélère, tout le mal que l’on a fait à notre planète depuis que l’Homme est capable de penser s’est subitement démultiplié. Aujourd’hui, on utilise les ressources naturelles annuelles de la Terre en à peine 7 mois, les glaciers fondent à une vitesse folle, la différence entre les plus riches et les plus pauvres n’a jamais été aussi grande… Et ce ne sont que deux trois exemples généralistes… Alors, je repose ma question : Où est-ce qu’on a merdé ?

– Oula mon grand, tu ne serais pas l’homme en noir toi ? Tu oublies toutes les avancées technologiques, sanitaires, idéologiques, qui nous permettent de mieux vivre aujourd’hui ?

– Ne te mêle pas de ça, le blanc rêveur, tout ton monde est beau, tout ton monde est gentil, on le sait et tu ne sortiras jamais de ta béatitude grotesque et pathétique. Je m’adressais à Monsieur Gris, lui qui a tout compris à ce qui nous entoure, peut-être saura-t-il me dire à quel moment dans l’Histoire, l’être humain s’est sabordé.

– C’est bien de ta part de me flatter comme ça, l’homme en noir, mais je suis loin d’avoir tout compris. Cependant, il est clair qu’il y a eu plusieurs périodes charnières qui ont modifié notre manière de fonctionner, de penser, de consommer. Tout ceci nous a amené à ce que nous sommes aujourd’hui.

– Oui mais ce sont des périodes fastes ! Rien que la machine à vapeur ! La machine à vapeur, l’homme en noir ! Avoue que c’est une belle invention. Permettre aux hommes de parcourir des centaines de kilomètres en quelques heures, au lieu d’une semaine !

– Une invention que certains ont utilisé pour s’enrichir sur le dos d’une majorité de pauvres gens, qui comme toi, ont vu dans ceci un moyen de faciliter leur vie. Génial !

– Monsieur Gris, dis quelque chose ! Aucun de mes arguments ne le raisonnent, je vais finir par déprimer devant tant de mauvaise foi…

– Stop ! On arrête, vous n’avancerez à rien en vous dispersant comme ça ! Et puis vous êtes clairement trop à cran aujourd’hui pour intégrer ce que j’ai à vous expliquer. Alors on en reparlera, calmement, une autre fois. On analysera chaque période où des habitudes ont changé. Et peut-être qu’un jour, on pourra savoir où on a merdé comme le dit l’homme en noir, si erreur il y a. Fin de la discussion !

 

Le Distrait

Affaire Lactalis : Le boycott, une solution pas si facile

La semaine dernière, un grand nombre d’éleveurs laitiers français ont décidé d’investir la ville de Laval et de planter leurs piquets de grève devant les locaux du siège social de Lactalis. « Qu’est – ce qu’ils veulent encore ces fainéants, ils feraient mieux d’aller travailler s’ils veulent gagner de l’argent ! ». Une phrase, mainte fois entendue lors de chaque manifestation, quelque soit la raison, qui a sans doute retenti une nouvelle fois. Pourtant, devant cette situation, même le plus con des détracteurs aurait du mal à la sortir en espérant avoir raison. Actuellement, ces agriculteurs travaillent à perte, la société Lactalis rachetant le lait moins cher qu’il ne coûte à produire. Même si le gros poisson a accepté les conditions des petits producteurs hier, Monsieur Gris a voulu revenir, à sa façon, sur le nœud du problème.

Que de calme, quand l’homme en noir soigne ses entrées… Dur, mais pas trop… Enfin, là n’est pas la question. Nous parlions de la filiale du lait. On va remettre tout ça en place, avec un petit retour en arrière.

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– Capture d’écran – Les producteurs de lait se sont enfin fait entendre auprès du groupe Lactalis.

Alors, quelles solutions proposaient ces éleveurs à leur situation financière alarmante ? Eux voulaient un boycott des produit Lactalis de la part des clients français pour que tout le monde les soutienne. Une bien bonne proposition qui ramène à l’idée que c’est le peuple uni qui a le pouvoir de décision et non pas les entreprises. Cette idée impacterait directement le portefeuille de la société l’obligeant ainsi à accepter de négocier les prix. Oui sauf que voilà, le principe du boycott a beaucoup de limites. Dans le cas présent qu’en est-il ? La firme Lactalis est depuis 2011 le leader mondial des produits laitiers et possède des dizaines de filiales comme Lactel, Président, Société, Galbani, La Laitière ou encore Primevère et Bridélice. Un large panel d’entreprises qui assurent une certaine omniprésence dans les supermarchés et qui poussent les consommateurs à acheter leurs produits. Comment ? Tout simplement en possédant plusieurs marques dites concurrentes mais qui appartiennent à la même société mère. En voulant aider les agriculteurs en boycottant ces produits, les clients n’auraient qu’à choisir une marque appartenant à une autre société. Mais cela serait trop simple ! Premièrement, les consommateurs n’ont pas envie de passer 2h dans les magasins à vérifier quelle marque appartient à qui « juste » pour boycotter une société ! C’est une question de temps, d’envie ! Ensuite, et c’est peut-être le point le plus important, il ne faut pas que ce changement d’habitude implique un coût supplémentaire à la caisse. Aider, oui, mais dans la mesure du possible. Et à l’heure où la situation financière de toujours plus de personnes est extrêmement tendue, mettre quelques euros de plus dans un produit similaire à celui auquel on est habitué, c’est compliqué.

Et enfin, quid des autres ?… L’homme en noir dirait sans doute que Lactalis, dans cette situation-là, est une entreprise qui s’assure des profits en escroquant les producteurs avec prix de rachat de la matière première toujours plus bas. Sans doute ! Mais cela ne veut pas dire qu’il faut foncer tête baissée voir les concurrents ! C’est en effet un ressort très employé de notre société de consommation. Chaque entreprise tire tous les coûts vers le bas et tente de mettre les prix les plus hauts pour s’assurer des profits conséquents, c’est un fait. Donc non, lorsque l’on parle des méthodes avides de Lactalis pour gagner de l’argent, on ne dit pas d’aller forcément chez son concurrent car il ne vaut pas mieux, la corde qu’il tire n’a juste pas encore lâché.

Mais alors comment faire ? Comment peut-on, nous, simples consommateurs, aider ces producteurs laitiers, comment peut-on vivre sans acheter aucun produit de ces marques ? Et surtout, comment peut-on changer les choses sans que cela ne nous ruine ? Les limites d’un boycott se trouvent ici, dans la question même de l’argent. Les grandes sociétés comme Lactalis le savent. Même si la cause de ces éleveurs touche l’opinion publique, celle-ci ne changera pas pour autant ses habitudes, ne voulant pas payer plus ou se restreindre.

Hum… Oui, vous le remarquerez, l’homme en noir a plus ou moins repris les reines au cours de l’explication de Monsieur Gris… Moi, le blanc rêveur, je tenais cependant à sortir de ce flash-back, pour dire qu’un accord avait été passé. Que les petits producteurs français avaient eu raison du gros poisson Lactalis, puisque mardi 30 août, ils ont fait plier le siège, et ont eu le prix qu’ils demandaient depuis si longtemps !… Ah, avant de terminer, l’homme en noir voudrait rajouter que cet accord n’était que poudre aux yeux, pour dissimuler tout le reste… Mais ça, on s’y attendait…

 

Le Distrait