Un simple cauchemar…

AH !

Bobom

Bobom

Bobom

Bobom

Bobom

Bobom

BoBom

BomBom

Bom Bom

Bom Bom

Hum… respire… souffle… Réveil en sursaut… Battements de coeur à 200 à l’heure… Fiou… Quel cauchemar… Ça doit être à cause de ce sénile homme en noir… La conversation qu’on a eu hier soir m’a retourné l’esprit…

Ah vous êtes là…

Non, tout va bien, une image qui m’a assailli dans mon sommeil, rien de plus…

Oh… vous la connaissez cette image, elle vous a peut-être choqués à vous aussi…

Andrei Karlov, ambassadeur russe en Turquie, assassiné froidement par un jeune turc radicalisé…

Vous n’avez pas pu rater ça… Impossible… La vidéo a tourné partout, réseaux sociaux, médias… ouais, médias… On en est plus à une connerie près…

Je pensais tout haut tout à l’heure… L’homme en noir n’est pas sénile, je sais que certains d’entre vous l’aiment bien… Mais sur le coup…

En réalité, nous avons parlé hier de ce meurtre, spectaculaire, inimaginable en temps normal… Sauf que nous ne sommes pas en temps normal…

L’homme en noir me l’a bien fait comprendre… Pour lui, cet acte nous ramène 102 ans plus tôt, du côté de Sarajevo… Le 28 juin 1914, le jeune Gavrilo Princip tue François Ferdinand, héritier du trône des Hasbourg… Petit détail de l’Histoire, qui amènera à en écrire l’une des pages les plus sanglantes.

L’homme en noir le pressent, ce qui s’est passé le 19 décembre dernier à Ankara a la capacité de couper les derniers filins d’humanité qui nous restent… Et de replonger dans les affres de la Guerre…

Je lui ai bien entendu rétorqué le contraire… Qu’il n’y avait aucun rapport entre les deux… Que ces coups de feu étaient plus un acte désespéré, inspiré par des idéologies dont nous connaissons déjà la cruauté et la brutalité, qu’une décision politique, mûrie… Même si les Syriens pris sous les bombes auraient peut-être eu l’envie de prendre la parole de cette manière…

Aucune animosité envers la Turquie n’a pour le moment était exprimée du côté de la Russie, et inversement. Et si la 1er Guerre Mondiale avait été exacerbée par un langoureux jeu d’alliance, qui voudrait réellement soutenir ou Poutine ou Erdogan ?…

Je suis sorti de ma joute verbale avec l’homme en noir vainqueur, c’est une évidence… Mais ses mots m’ont malgré tout rattrapé… Et si une 3e Guerre Mondiale n’est pas à prévoir dans l’heure, le climat actuel me scie le crâne, et m’amène à vous écrire… En pleine nuit… Ce qui est déjà extrêmement inquiétant.

Monsieur Gris

El comandante s’en est allé

Fidel Castro n’est plus. L’information est tombée comme ça.

Son frère, le Président Raul Castro, l’a sobrement annoncé en lisant un communiqué à la télévision nationale.

Pourtant, le décès à l’âge de 90 ans du père de la Révolution cubaine est lourd en symboles. À commencer par celui de la perte d’un des principaux acteurs de la Guerre Froide. Mais aussi celui du dernier véritable dirigeant communiste. Un homme à la poigne de fer tout comme l’était sa volonté, mais aussi un homme de conviction, qui a fait de la lutte contre le capitalisme et l’américanisation de la société son credo. Un homme qui n’a pas hésité à mener une révolution pour renverser en 1962 le dictateur tyrannique Fulgencio Batista, installé au pouvoir par les États-Unis.

Devenu Premier ministre après la révolution, il devient président de 1976 jusqu’en 2008, où il cède son poste à son bras droit de toujours, son petit frère Raul.

Fidel Castro, c’est avant tout un leader né qui n’a jamais hésité à affronter plus fort que lui. Un dirigeant qui a posé ses rangers militaires sur le marbre de la tribune du Conseil de L’ONU a New-York pour offrir un pamphlet contre la finance et le capitalisme sous la forme d’un discours de 4h29 durant lequel il ridiculise les États-Unis et déplore les coups de pression du gouvernement Eisenhower.

Un homme qui a survécu à plus d’une vingtaine de tentatives d’assassinat, la plupart commanditées ou exécutées par la CIA, mais aussi un homme qui a soutenu l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS, ce qui lui a fait perdre de nombreux soutiens à travers le monde.

Fidel Castro, c’est aussi une marque de fabrique, une icône à lui tout seul, le frère d’armes du révolutionnaire le plus connu de l’histoire : Ernesto « Che » Guevara. Ensemble, ils ont parcouru à pied la jungle cubaine, commandant un peuple en quête de liberté, avançant sans cesse, face à la plus grande adversité.

Ensemble, ils ont gouverné, Fidel Castro devenant président et le Che son ministre le plus important, celui de l’industrie et de l’agriculture. Ensemble enfin, ils ont tenté de mener d’autres révolutions en soutenant les rebelles dans plusieurs pays. Ils ont fait partager une idéologie, une vision du monde avant que le Che ne soit tué durant l’une de ces missions de « libération des peuples opprimés du monde ».

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– Capture d’écran – Fidel Castro restera pour beaucoup le symbole des Révolutions populaires.

Pourtant, l’oppression était aussi une des méthodes de pouvoir qu’il a le plus utilisée, condamnant et faisant exécuter des centaines voire des milliers d’opposants, créant un État avec un parti unique et n’autorisant pas la presse à faire son boulot. Certains justifieront cela en répliquant que c’était en réponse à l’embargo américain qui a causé la grande pauvreté du peuple cubain, d’autres que Fidel Castro n’était qu’un dictateur sanguinaire comme un autre.

Libre à chacun d’interpréter. Toujours est-il qu’après des années de domination sur l’île, Fidel Castro a été obligé de céder le pouvoir à son frère en 2006, la faute à une hémorragie intestinale et à une fatigue générale de son corps. En 2011, celui qui fut le Leader Maximus abandonne sa dernière fonction officielle, premier secrétaire du Parti communiste, pour se reposer.

Idolâtré par beaucoup, haï et considéré comme un dictateur totalitaire par les autres, Fidel Castro, c’était aussi une gueule, une barbe, un cigare et l’homme de deux tenues : le treillis militaire puis, sur le tard, les survêtements.

Le sale cabot cubain, qui refusait de suivre tête baissée la marche du monde, s’en est allé.

Monsieur Gris

Les Américains vont devoir vivre avec ça

Bonjour, Monsieur Gris à la plume, ça fait longtemps que vous ne m’avez pas vu… Je sors de ma boîte un peu par hasard pour vous parler (je sais, encore) des States.

Le blanc rêveur pleure dans son coin depuis 2 jours, et l’homme en noir n’en finit plus de rire…

Le seul capable de vous parler… Eh bien c’est moi.

Bon, on le sait très bien, le nouveau président est un clown, il est raciste, misogyne, et se traîne une bonne vingtaine d’affaires aux fesses. On le sait très bien aussi, il n’aurait jamais dû gagner, pour les États-Unis, déjà, et pour le reste du monde, aussi. Mais il faut bien avouer que son adversaire était la personne parfaite pour que les démocrates prennent cette énorme claque.

Tout ça, on en entend parler tout le temps, tout le temps… Tout le temps, depuis des mois… Ce qu’on a moins entendu, malheureusement, c’est la vanité du programme Trump. Et par vanité, je veux dire vide.

La campagne… Ou plutôt la non campagne de Trump s’est construite sur 4 axes principaux : Dégager les migrants, casser les avancées sociales, annihiler les impôts et la dette, et mettre un terme au terrorisme tout en rapatriant les armées.

Dehors les immigrés

Commençons par Le Mur, avec des majuscules, la mesure phare, emblématique de ce cher Donald. Créer un mur de 1200 kilomètres tout le long de la frontière mexicaine… 3 141 kilomètres. Soit deux fois et demie la construction déjà en place… 10 milliards de dollars… payés par les Mexicains, soyons logiques… Et malheureusement, ce fou furieux est bien capable de menacer ses voisins pour que ceux-ci obtempèrent… Un conflit à prévoir donc.

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En chiffre brut, Donald veut aussi expulser dès son arrivée à la Maison Blanche, 2 millions d’immigrants criminels, en supposant qu’il les trouve… Rajoutons à ceci 11 millions d’immigrants illégaux, aussi placés en plein milieu de son viseur. Il créera aussi du travail, en triplant le nombre d’agents de sécurités fédéraux et remplira les prisons, en menaçant tous les immigrés illégaux d’une incarcération.

On casse tout… et puis c’est tout.

Ensuite, Donald Trump va se lancer dans une démolition des droits sociaux des Américains. Il veut supprimer l’avortement et aussi mettre un terme à l’Obama Care, la sécurité sociale américaine, que le 44ème président avait eu tant de mal à faire passer… Pour l’Obama Care, il est cependant en train de se rendre compte que ce n’est pas si dégueulasse et réfléchit à le conserver…

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Le symbole de l’Obama Care, largement menacé depuis quelques jours.

Douce naïveté économique

Le troisième angle donc, le protectionnisme. Poussé à l’extrême évidemment, il englobe tout un tas de mesures naïves et absolument inconcevables dans ce monde outrageusement mondialisé.

Note à part. Paradoxalement, sa volonté de vouloir changer les règles et de faire un doigt d’honneur au système anthropophage qui existe aujourd’hui nous plaît plutôt, dans les rangs du Distrait. Mais ça ne change rien au fait que sa façon de faire ne soit pas la bonne.

Il veut par exemple ratifier le NAFTA, traité de libre-échange nord-américain, et veut aussi sortir du TPP, Partenariat Trans-Pacifique. En quelque sorte, les États-Unis, omniprésents depuis des dizaines d’années, vont disparaître des échanges internationaux…

Dans le même temps, il a annoncé un boom de la croissance de son pays… 4 % de prédiction, contre 1,6 % de prévision. N’oublions pas du coup que le Mur coûtera 10 milliards de dollars, et que les impôts seront très fortement baissés… L’homme d’affaires mise donc sur sa seule économie interne pour relancer le pays… À voir.

On récupère nos armées et bon vent

Quatrième et dernier point, les forces militaires américaines risquent de se retirer des zones de guerre… Mauvaise chose ? À court terme, c’est une évidence, les armées nationales des pays en guerre se retrouveront seules… Dans un contexte très… tendu. Donald veut aussi sortir des organisations internationales… Mais comme c’est un bon bougre, il veut se débarrasser une fois pour toute de l’État Islamique… Pour ça, dès son arrivée à la Maison Blanche, il donnera à ses généraux un mois pour détruire le groupe terroriste. Ambitieux n’est-ce pas ?

 

Armed men in uniform identified by Syrian Democratic forces as US special operations forces ride in the back of a pickup truck in the village of Fatisah in the northern Syrian province of Raqa on May 25, 2016.
– Capture d’écran Courrier Internationale – Les forces américaines, ici en Syrie, ne sont peut-être pas condamnées à rester très longtemps en territoire de guerre et risquent d’être rapidement rapatriées.

Enfin bref… Donald Trump, c’est ça, à voir s’il respectera ses engagements où s’il devra faire profil bas… Son mandat prend effet le 20 janvier prochain… On a encore un peu de temps pour profiter.

Monsieur Gris

L’emploi demain ? Bonne question

L’homme en noir dit que la France est à la toute fin d’une époque… Disons plutôt qu’il l’espère très fort, ce n’est pas pour tout de suite… Mais il est vrai que c’est une impression générale qui domine aujourd’hui…

On parle d’un système politique qui se fissure depuis déjà bien des années, d’une éducation à réinventer, d’idéologies nouvelles, pas franchement attirantes d’ailleurs… Ainsi que d’une restructuration du modèle économique dans son ensemble. Au niveau de l’emploi, celle-ci viendrait mettre un terme certain aux avancées sociales du siècle dernier, comme les 35 heures, sans doute la mesure la plus fragile face à ce souffle de modernité…

Voilà un tableau bien terne de ce que risque de nous proposer notre société dans les années à venir. Ça n’est bien sûr pas si noir, sinon, j’aurais évidemment laissé parler la haine d’une autre plume. Non, ce que je veux faire ici, moi Monsieur Gris, c’est revenir sur un de ces points, celui qui est le plus simple à travailler, à décortiquer. C’est un mot, en fait, qui tourne encore et toujours dans la bouche de ceux qui aspirent à la gouvernance du pays : l’emploi.

Ah ! L’emploi ! Il revient sans cesse ! Partout ! Mais vers quoi va-t-il ? Nouvelle réforme, ubérisation, lancement de start-up individuelle, précarisation, plan social… On entend tout ça depuis déjà quelques temps. Ça ne fera sans doute que s’accentuer.

Pas la peine de revenir sur la loi travail, elle a déjà fait couler assez d’encre, pour au final un bilan qui ne se fera pas ressentir avant plusieurs mois, minimum. De même pour les plans sociaux, qui malheureusement, n’en finissent pas… Que dire de la précarisation…

Alors ne restent que deux termes, des termes qui aujourd’hui sont en mouvement, qui en inspirent beaucoup, qui crée quelque chose de nouveau. L’ubérisation, et l’indépendantisation.

– Capture d’écran – Les plate-formes digitales se sont multipliées depuis quelques mois, et l’entreprise Uber en est à l’origine.
– Capture d’écran – Les plate-formes digitales se sont multipliées depuis quelques mois, et l’entreprise Uber en est à l’origine.

Alors de quoi parle-t-on ? Depuis quelques années, de nouveaux types d’entreprise sont venus bouleverser le monde des emplois classiques. On se souvient ainsi tous de l’incroyable mouvement de contestation qu’ont soutenu les taxis traditionnels contre UberPOP et ses VTC (Véhicules de Transport avec Chauffeur) en 2015. Eh bien cette activité, qui dérange les professionnels déjà en place, tend à se généraliser. Dans les transports donc, avec Uber ou Blablacar, mais aussi dans l’immobilier, où les plate-formes digitales se multiplient. Vous connaissez sans doute AirBNB, une de ses entreprises de location, mettant directement en relation le locataire et le propriétaire d’un bien immobilier. Les rapports sont directs, francs, sans aucun intermédiaire… Une méthode qui plaît dans une période comme la nôtre.

Et c’est bien entendu l’évolution des nouvelles technologies qui permet ces activités. Créer son entreprise et se lancer en free-lance n’a jamais été aussi simple… (Attention, la faire fructifier est une autre paire de manches). Aujourd’hui, le fait de proposer des services sur une plate-forme d’intermédiation, et d’en retirer des bénéfices, est un jeu d’enfants et intéresse un grand nombre de particuliers.

Mais… Blanc ou noir ? Qui de mes deux amis pourrait se munir de sa plume pour parler en bien ou en mal de ce phénomène ? Comme je n’ai pas su y répondre, j’ai décidé de conclure moi-même ce papier.

Ainsi, soyons bref. Dans un premier temps, créer des entreprises, dans des domaines d’activités jusqu’alors promis à des professionnels traditionnels, fait souvent du bruit, provoque des grèves, et remet à chaque fois sur la table la question de la concurrence déloyale. En gros, ubériser un domaine d’activité met logiquement en difficulté les pionniers qui travaillent sans concurrence réelle depuis des années.

Pourtant, ce phénomène peut avoir des répercussions positives. En effet, si la politique de la concurrence fait enrager, elle aura par exemple permis d’amener dans les taxis parisiens une vague de générosité et de politesse de la part des chauffeurs… Un exploit.

Monsieur Gris

Macron sonne le glas de la présidence Hollande

Les séparations de crise semblent avoir le vent en poupe dans le gouvernement Hollande. Après Cahuzac, poussé dehors pour incompatibilité administrative et financière, après Ayrault, tout simplement trop transparent, après Taubira, refusant de participer à la débandade idéologique de son parti, c’est Macron, jusqu’alors ministre de l’économie , qui décide de prendre la porte. C’est un nouveau pavé dans la mare qui vient éclabousser un peu plus le Président de la République…

Pour ce papier, le blanc rêveur s’est fait porter pâle… Il n’a rien trouvé à dire de cette démission prévisible… À l’époque où Christiane Taubira quittait le navire, il avait admiré le courage de la femme. Aujourd’hui, il aurait préféré laisser l’homme en noir dire ce qu’il pensait du bouillant ministre.

Attention toutefois, j’ai essayé, moi Monsieur Gris, de contenir du mieux possible les explosions de rage de mon cher homologue, afin de proposer un débat calme et posé, et de comprendre quelles sont les différences entre les précédents abandons et celui-ci.

Pour commencer, qui est Emmanuel Macron ? Eh bien, un surdoué. Il a fait Henri IV, l’ENA… Des études qui en ont mené tant aux sommets de la hiérarchie française. Banquier d’affaire à 31 ans, millionnaire à 35, il entre dans le gouvernement un an plus tard. Son passage à Bercy aura duré 2 ans et 4 jours, un temps correct, par les temps qui courent. On en retiendra sans doute la loi Macron, qui rassemble des assouplissements de travail le dimanche et de nuit, une réforme judiciaire au niveau des Prud’hommes, une modification du licenciement collectif, une libéralisation des emplois réglementés ou encore une ligne nationale de bus dont on attend encore les résultats. On retiendra aussi sa belle gueule, et ses coups de gueule. D’abord, sa popularité quelque peu paradoxale, aux côtés d’un gouvernement pas très apprécié par la population. Ensuite ses sorties médiatiques rarement impeccables, souvent désastreuses face au peuple ou face à ses propres alliés.

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– Capture d’écran – Traître pour les uns, visionnaire pour les autres, Emmanuel Macron a toujours tout fait pour cultiver sa différence.

Ces derniers temps, il avait montré sa différence… Oh, par des astuces très fines, et discrètes… Non, je plaisante… Il a tout simplement créé un parti politique, son parti, « En Marche », alors qu’il était dans le gouvernement. Il a aussi eu la délicatesse d’expliquer aux journalistes qu’il n’était pas socialiste… Fin, discret…

Et puis il a décidé, d’un coup, qu’être à la tête d’un ministère n’avait rien d’enivrant… Alors il s’en est allé. C’est un peu l’impression qui prédomine aujourd’hui, Macron a lâché tout le monde. Le gouvernement parle d’une décision égoïste, tente de le faire passer pour un traître… Ce qui n’est pas loin d’être vrai, (me dit à l’instant l’homme en noir… peut-être, mais là n’est pas la question). Le reste de la gauche, toujours plus divisée, condamne comme il se doit l’affront. L’opposition fait quant à elle son travail, en se moquant allègrement de cette énième claque pour le PS. Le FN, enfin, poursuit son travail de démolition, entonnant son éternel refrain si irritant… « Tous les mêmes, votez bleu marine ! » … Et malheureusement pour nous, il ne manque pas de grain à moudre…

Voici donc pourquoi cette démission aura une résonance bien plus importante que les précédentes. Nous sommes à moins d’un an des élections présidentielles, et le bonhomme charismatique du gouvernement se casse de la maison socialiste pour refaire le monde à quelques pas de là… Pendant ce temps, l’opposition jubile, Hollande est plus faible que jamais, une nouvelle fois trahi par un de ses disciples. La gauche… enfin, la gauche, au sens le plus large qui soit, se disperse encore et encore… Vers un nouveau 21 avril ? L’hypothèse prend forme…

 

Monsieur Gris